que pensez vous de la thèse de Zemmour?
Le premier sexe par eric Zemmour:
résumé: Après des décennies de féminisme triomphant, l'heure du retour des hommes , des vrais n'aurait pas sonné? Eric Zemmour dresse le constat de la féminisation des hommes et s'interroge sur leur avenir.
extrait:
De plus en plus de femmes - même parmi les plus diplômées - se retirent du marché du travail au premier enfant. Les yeux des femmes se sont dessillés ; elles ont compris le piège que le
capitalisme leur avait tendu ; tout se passe aussi comme si, inconsciemment affolées par la féminisation accélérée de leurs hommes, elles tentaient un rétropédalage désespéré. Il me semble en
revanche que la plus grande résistance viendra des hommes, trop contents de s'être enfin débarrassés du fardeau qui court entre leurs jambes. Même si la soumission, l'humiliation, le malheur
sont leur destin.
extrait de paroles de l'auteur:
"Avant, quand l'homme avait une pulsion virile, une pulsion sexuelle, et qu'il trompait sa femme, il disait à celle ci : ce n'est rien, ce n'est qu'une passade, ce n'est qu'un coup comme on dit
en langage masculin, et c'est toi que j'aime. Ce discours a tellement été brocardé, ridiculisé... En fait, il avait une grande part de sincérité. Aujourd'hui les hommes - toutes les femmes me
portent ce témoignage là -, qu'est ce qu'ils disent ? "Mais tu ne peux pas comprendre chérie, je suis tombé amoureux". Ca c'est le discours des femmes, que les femmes ont porté pendant des
milliers d'années".
commentaire:
Ce petit livre paraîtra à certains grotesque pour le moins. Mais la réflexion est cohérente et surtout constructive. L’auteur mène une critique de l’homme et de la femme d’aujourd’hui d’un
double point de vue : psychanalytique et sociologique tout en gardant un style journalistique. Il présente ainsi les conséquences néfastes du féminisme et la perversion (post-permutation) des
rôles homme/femme. La lecture est d’autant plus agréable et riche qu’elle se veut multidisciplinaire. Dommage que le titre rappelle un livre qui relève de la frustration sinon de la perversion.
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